3.11 Tenir compte des externalités

L’histoire nous révèle la présence d’une division sociale du travail et l’inscription de cette division dans la trame cognitive et jurisprudentielle. Tant les connaissances que les lois ou les règles habillent les institutions du matériel requis pour rendre légitimes et opérationnelles des distinctions entre les rôles et les fonctions sociales dévolus aux individus, aux groupes, aux communautés, aux organisations et aux institutions. Cette division sociale du travail n’est pas négative en soi et demande à être bien agencée et évaluée1Une évaluation à l’image de la posture ‘évaluative de cinquième génération’, fondée sur l’apprentissage et l’habilitation des acteurs. afin d’éviter l’insertion de processus et de dynamiques discriminants favorisant le développement de fractures sociales et d’une mise à distance de la question écologique.

Les externalités engendrent et engendreront des non prises en compte et des évitements, tels les coûts sociaux et les coûts environnementaux. Ces non prises en compte pourront s’avérer positives. Elles pourront aussi, par effets non attendus, s’avérer négatives lorsqu’elles produiront des fractures socio-territoriales, de la démobilisation et du désengagement. Ce deuxième type d’externalités, vecteur de rapports sociaux discriminants, est à éviter pour assurer une transversalité et une complémentarité des rôles et des fonctions entre les grands champs institutionnels et les corps sociaux. Par exemple, il s’agira

d’éviter que l’État, à l’image du registre civilisationnel actuel, se définisse comme seul patron du providentialisme, au détriment des actions posées par des organisations de la société civile dédiées au bien commun et à l’intérêt public ; 

de s’assurer que les organisations marchandes assument leurs responsabilités en prenant réellement en considération les coûts sociaux ou environnementaux tout en promouvant une juste distribution, redistribution de la richesse et d’une ‘disposition juste des matières résiduelles’.

Notes

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    Une évaluation à l’image de la posture ‘évaluative de cinquième génération’, fondée sur l’apprentissage et l’habilitation des acteurs.
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