Conclusion
La Manifeste est une invitation à être subversif pour le bien de l’humanité. Il le fait pour appuyer toutes les expérimentations en cours en proposant un guide des attentions à prendre en considération.
Nous sommes conscient·e·s de la complexité de la tâche à repenser notre matrice civilisationnelle. Laquelle tâche a tout à gagner si elle repose sur la mobilisation d’une intelligence collective qui soit au fait des conditions à respecter, des mises en garde à considérer et des avenues à explorer.
Le Manifeste a donc identifié des conditions et des défis. Il propose une réflexion plongée dans l’action appelée à se nourrir des apprentissages et des avancées meublant notre héritage de résistances aux injustices et de contournement de solutions aliénantes ; à définir une nouvelle écologie des savoirs ; enfin, à soumettre à l’épreuve de l’éthique et de l’esthétique socio-écologique les propositions de futurité en gestation.
Pour aller dans cette direction, une pédagogie fédératrice et percolative est à mettre en scène. Elle repose sur le dialogue, des débats, des tensions et des conflits à travailler pour mener minimalement à des consensus et maximalement à des alliances. Elle implique aussi et surtout la définition d’un « non » à toute forme de progrès qui ne serait pas fortement ancré dans le renoncement aux avantages et aux privilèges conférés par le modèle civilisationnel développemental moderne, lequel s’est généralisé aux quatre coins de la planète.
Le Manifeste répond partiellement à un certain nombre de questions qui demeurent en suspens et qui devront le rester. Des travaux complémentaires sont requis pour peaufiner tant la réflexion que la pédagogie et la stratégie de mobilisation. Des réflexions sont aussi requises pour assurer une bonne diffusion du Manifeste et son enrichissement à partir des réflexions collectives qui découleront de la mise à l’épreuve de sa résonnance auprès des différents publics concernés.